Le CFCM exprime sa profonde préoccupation face aux propos racistes, islamophobes, misogynes, complotistes et antidémocratiques tenus par plusieurs policiers municipaux de Carcassonne, alors qu’ils étaient en service.
Plus préoccupant encore, selon les informations rendues publiques, les images de ces faits auraient été transmises aux enquêteurs dès janvier 2026 et le parquet de Carcassonne aurait été saisi depuis cette période. Pourtant, ce n’est qu’à la suite de la révélation publique de ces images, en septembre 2026, que l’existence d’une enquête judiciaire a été officiellement confirmée.
Le CFCM s’interroge légitimement sur les suites données à un dossier d’une telle gravité et sur les raisons pour lesquelles, plusieurs mois après la transmission des éléments aux autorités judiciaires, aucune information judiciaire ne semble, à ce jour, avoir été ouverte.
Il ne revient évidemment pas au CFCM de remettre en cause le travail accompli dans cette affaire par l’autorité judiciaire ni de préjuger des responsabilités individuelles. Mais lorsque des agents investis d’une mission de police tiennent, dans l’exercice de leurs fonctions, des propos visant notamment des personnes en raison de leur origine ou de leur religion et évoquent par ailleurs un « coup d’État » ou une « dictature », la réponse des institutions doit être à la hauteur de la gravité des faits allégués.
Le CFCM demande donc que les conditions dans lesquelles ces faits ont été signalés, les démarches engagées depuis janvier 2026 et les suites judiciaires qui leur ont été données soient clairement établies.
Paris le 10 septembre 2026
Conseil Français du Culte Musulman
